L'Uniforme scolaire en Haïti : un symbole qui s'effrite progressivement
L'Uniforme scolaire en Haïti : un
symbole qui s'effrite progressivement
« Dyòl
pa gou
Kont pa tire
Ti chikata travèse
Ti piyanp lòt bò baryè a
Ti Mari pa monte, ti Mari pa desann
Lè m di w sa nèg,
Dyòl pa gou »[1].
En si peu de mots, cet extrait, tiré
d’un recueil bientôt publié, résume un quotidien fait de résignation et
d’acceptation forcée d’un ordre qui peine à changer. Ces expressions,
transmises de génération en génération, traduisent une réalité sociale profondément
ancrée : celle d’un peuple qui s’adapte, survit. À croire que le tragique ne
suffisait plus pour nous apprendre quelque chose. Manifestations à foison, des
cadavres jonchent nos rues, nos enfants ne vont plus à l'école : ils pleurent,
meurent et sont souvent recrutés et instrumentalisés par les groupes armés.
L’incertitude devient alors la seule certitude, et partir s’impose comme
l’unique question au bout des lèvres. Incivisme, illettrisme, tactique
politicienne de bas étage… Il semble évident que le symbolisme haïtien
s’affaiblit progressivement.
Dans ce contexte de déliquescence
générale, les symboles ne disparaissent pas brutalement : ils se vident de leur
substance. Ce n’est pas tant leur existence qui est remise en cause que leur
signification. L’un des exemples les plus révélateurs de cet effritement est
sans doute celui de l’uniforme scolaire. Jadis porteur de valeurs fortes telles
que : discipline, égalité, appartenance et respect de l’institution
scolaire, il tend aujourd’hui à être
réduit à un simple vêtement, souvent détourné de sa fonction première. Les
images et vidéos circulant sur les réseaux sociaux témoignent de cette rupture
entre le symbole et l’usage : l’uniforme n’incarne plus nécessairement l’école
comme espace de socialisation, mais devient un accessoire parmi d’autres,
soumis aux logiques de la rue et de la mode. Ainsi, la question de l’uniforme
scolaire en Haïti ne saurait être abordée comme un problème isolé ou
superficiel. Elle s’inscrit dans une problématique plus large : celle de
l’effritement des valeurs collectives dans une société où l’autorité de l’État
est quasi inexistante. Interroger aujourd’hui l’usage de l’uniforme scolaire,
c’est en réalité interroger le rapport de l’élève à l’école, de l’école à la
société, et de la société à ses propres symboles. L’uniforme devient alors un
révélateur : il ne traduit pas la décadence en elle-même, mais en constitue
l’un des signes les plus visibles. Le questionner, c’est refuser le fatalisme
du « dyòl pa gou » et tenter, peut-être, de redonner du sens
là où il semble s’être perdu.
En Haïti, plusieurs institutions de
socialisation[2] sont
dotées de légitimité et de capacité à inculquer aux individus devenus citoyens,
de bonnes valeurs. Il s’agit de l’école, de la famille, de l'église, des partis
politiques, des associations et des groupes de quartiers, entre autres. Lorsque
ces institutions échouent à remplir leur mission, les comportements déviants se
banalisent et deviennent la norme. L’accès à l’éducation est un droit
fondamental reconnu par la Constitution[3]. À ce
titre, l’État, en tant que puissance publique, est investi d’une obligation de
garantir à tous les citoyens la pleine jouissance de ce droit, sans
discrimination. Il ne constitue donc pas une simple politique sociale optionnelle,
mais une exigence juridique qui engage la responsabilité de l’État. Par
ailleurs, cette reconnaissance constitutionnelle s’inscrit dans un cadre
normatif plus large, puisque la question éducative est également encadrée par
plusieurs instruments internationaux auxquels Haïti a librement adhéré. La
Convention relative aux Droits de l’Enfant[4] (CDE), le
Pacte International relatif aux Droits Économiques, Sociaux et Culturels[5]
(PIDESC) ainsi que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme[6]
(DUDH) consacrent à tous le droit à l’éducation comme un droit universel,
indispensable au développement de la personne humaine et à l’exercice des
autres libertés fondamentales. Ces engagements internationaux renforcent ainsi
l’obligation de l’État haïtien d’assurer l’accessibilité, la disponibilité et
la qualité de l’enseignement. Dans le contexte haïtien, marqué par une
fragilisation des institutions publiques, cette obligation revêt une portée
particulière. L’effectivité du droit à l’éducation ne peut se limiter à
l’ouverture des établissements scolaires. Elle suppose également le maintien
d’un cadre normatif cohérent, incluant la discipline scolaire, l’encadrement
administratif et la protection des symboles institutionnels qui participent à
la formation civique.
Au regard de ce qui précède, le rôle
de l’administration publique devient central. Le décret du 17 mai 2005 portant
organisation et fonctionnement de l’administration publique[7] précise
que les missions de l’administration centrale de l’État sont structurées selon
les domaines d’intervention des ministères. Cela implique que la mise en œuvre
effective du droit à l’éducation repose en grande partie sur l’action
administrative, notamment à travers les politiques publiques éducatives, la
gestion des infrastructures scolaires, la formation des enseignants, la
régulation du système éducatif et la transmission de bonnes valeurs, notamment le respect de l’uniforme scolaire.
Ainsi, l’éducation en Haïti se situe à la croisée de plusieurs niveaux
d’obligations : constitutionnelles, internationales et administratives. Dès
lors, l’effritement progressif du symbole de l’uniforme scolaire ne peut être
analysé comme un simple relâchement individuel ; il interroge plus largement la
capacité de l’État à garantir un environnement éducatif conforme aux exigences
juridiques qu’il s’est lui-même engagé à respecter. La question demeure :
comment expliquer l’effritement progressif et significatif de l’uniforme
scolaire dans l'espace public haïtien ?
●
L’uniforme : une histoire, des valeurs, une responsabilité
L’uniforme, dans l’idéal, traduit
une histoire, un ensemble de droits et de devoirs, des limites à ne pas
franchir. Il est le fruit d’une construction sociale à travers le temps.
L’uniforme crée aussi un sentiment d’appartenance et de complicité entre les
élèves. Porter un uniforme scolaire devrait incarner discipline, rigueur et
respect. L’élève, par conséquent, devient le premier ambassadeur de son
établissement. En ce sens, il a pour obligation de respecter les règlements internes,
et de prêcher par l’exemple en dehors de la juridiction de l’école. Pourtant,
aujourd’hui, certains usages témoignent d’une perte du sens symbolique. Dans
l’espace public comme sur les réseaux sociaux, l’uniforme se retrouve parfois
associé à des comportements provocateurs ou inappropriés, brouillant l’image de
l’école et fragilisant l’autorité morale qu’elle représente. Ironie du sort, au
lieu de pointer du doigt ces individus, une catégorie de consommateurs se
montre favorable à ces pratiques.
Comment expliquer ou justifier que
des élèves se présentent à l’école avec des coupes de cheveux (alonj, grèf,
lace) non conformes, ou que leurs ongles soient recouverts de vernis ? Comment
expliquer également le port de chaussures qui ne respectent pas l’uniforme,
comme des tennis aux couleurs vives ? Comment peut-on porter son uniforme sans
chaussettes ? À partir de quel moment peut-on accepter que des élèves fassent
la promotion d’un hôtel ? Dans quelle mesure peut-on tenter de justifier la
présence d’élèves en plein challenge à la bibliothèque Michel Tardieu ? Pandan
m nan kamyonèt pou m ale nan fakilte dwa (FDSE-UEH) , mwen wè élèv ak inifòm k
ap manje mango. Imaginez la situation, prenez juste quelques secondes et
imaginez à nouveau le scénario.
Face à ces constats, l’uniforme
devient un « FLEX » et non le symbole d’une histoire, d’un ensemble
de valeurs et d’une responsabilité. Pour certains élèves, aucune retenue, aucun
sens moral, aucune pudeur, aucune considération pour le cadre scolaire. Cette
dérive témoigne d’une tendance inquiétante vers la déliquescence et la
décrépitude.
●
Les réseaux sociaux : nouvelle scène de transgression
Il est vrai que les réseaux sociaux
facilitent la communication et peuvent servir à promouvoir des causes nobles,
sensibiliser ou valoriser l’identité d’une institution. Cependant, nombreux
sont les jeunes qui en font un usage excessif, cherchant davantage la
visibilité que la retenue. Des vidéos suggestives, des gestes déplacés, des
mises en scène en uniforme deviennent virales. Ce phénomène transforme
l’uniforme en spectacle, et non plus en symbole éducatif. Dans un précédent
article intitulé « L’illusion de l’expertise en Haïti : quand visibilité et
popularité remplacent la compétence », nous avons déjà souligné le rôle
central du citoyen dans la diffusion des contenus et la normalisation de la
trivialité. À cet égard, nous appelions à l’émergence de « citoyens-consommateurs
» plus avisés et responsables, capables de privilégier la rationalité et la
profondeur du discours au simple buzz[8]. »
●
Une crise d’exemplarité
Il serait réducteur de ne pointer du
doigt que les élèves. L’effritement des valeurs liées à l’uniforme concerne
aussi, plus largement, l’espace institutionnel. Certaines tenues officielles,
censées représenter l’ordre, la responsabilité et le service public, semblent
parfois perdre leur dimension symbolique lorsque ceux qui les portent adoptent
des comportements en décalage avec la dignité de leur fonction. Dans ces cas,
c’est l’image même de l’institution qui se trouve fragilisée. Le respect de
l’uniforme devient alors un enjeu collectif : il renvoie à l’exemplarité, au
civisme et à la conscience du rôle social. Toutefois, il existe certains
espaces où il est formellement interdit de servir de l’alcool aux élèves en
uniforme. À Camp-Perrin par exemple, les responsables de « Peter’s Corner[9] »
refusent catégoriquement la présence des élèves pendant les heures de cours.
« Boyo Lodge[10] »
ne fait pas non plus exception à la règle. Par ailleurs, ils créent des
programmes spéciaux uniquement réservés aux élèves avec un menu approprié. Ils
voient l'élève d'abord et non le consommateur. Il incombe aux responsables de
ces établissements de considérer comme une obligation morale l’interdiction
d’accès aux élèves en uniforme, afin de les protéger non seulement de la
consommation d’alcool, mais également de toute activité inappropriée ou
incompatible avec leur statut d’élève. D'où la grande question : comment
restaurer le sens de l’uniforme sans tomber dans l’arbitraire ?
Solutions pour restaurer le sens de l’uniforme scolaire
Conscient de l’importance des
nouvelles technologies et du rôle de l’uniforme scolaire dans la société, il
est urgent de mettre en place des mesures concrètes et coordonnées impliquant
élèves, parents, institutions et acteurs sociaux. Ces mesures peuvent se
décliner en trois axes principaux : éducation et sensibilisation, régulation et
encadrement, et responsabilité collective.
1. Éducation et sensibilisation
Tout d’abord, il convient de
valoriser ou revaloriser les valeurs associées à l’uniforme. Georges Allen[11]
aurait dit : « Fòk nou remete sa ki bon yo a la mòd ». Pour ce
faire :
●
Organiser des activités parascolaires sur l’importance de
l’uniforme, expliquant son histoire et le rôle qu’il joue dans la discipline et
l’appartenance.
●
Mettre en place des concours thématiques autour de
l’uniforme, qui permettent aux élèves de réfléchir et de s’approprier son
symbolisme.
● Utiliser les pages officielles des
écoles pour diffuser des campagnes de sensibilisation, valorisant le respect
des règles et le port correct de l’uniforme, tout en montrant des exemples
positifs à suivre.
Ces initiatives visent à réinscrire
l’uniforme dans le quotidien des élèves comme symbole d’exemplarité et de
cohésion sociale.
2. Régulation et encadrement
Ensuite, certains espaces publics
doivent être encadrés ou interdits aux élèves en uniforme.
● Des mesures comme le renforcement de
la présence policière éducative (EDUPOL) dans les rues et la surveillance dans
certains lieux sont nécessaires. À titre d’exemple, lors de la clôture du
programme « Bonjou elèv, Bonjou lekòl », le commissaire Dorvil Morency,
responsable de l’EDUPOL[12],
s’est adressé aux élèves : « Puisque vous êtes l’avenir du pays, vous devez
pérenniser les notions de valeur. Vous ne pouvez pas être dans l’alcool, dans
la drogue, et vous ne devez pas permettre à quiconque de vous enrôler dans des
groupes armés. »
Puisque l’uniforme traduit la
dignité de l’institution, l’EDUPOL peut jouer un rôle de police administrative.
Parallèlement, le renforcement des règlements internes des établissements
scolaires et l’application de sanctions en cas de violation restent essentiels
pour maintenir l’autorité morale et le respect des règles.
3. Responsabilité collective et culture numérique
Enfin, il ne faut pas négliger la
responsabilité des parents et encadreurs, qui doivent superviser leurs enfants
avant l’école et veiller à leur comportement en classe. Cette complicité entre
direction et familles constitue un partenariat fondamental pour restaurer le
sens de l’uniforme. Par ailleurs, puisque les nouvelles technologies sont au
cœur du quotidien des jeunes, il est nécessaire d’encourager une culture
numérique éthique. Cela peut inclure :
●
des ateliers ou modules éducatifs sur l’usage responsable
des réseaux sociaux,
●
des campagnes de sensibilisation contre la banalisation des
symboles institutionnels,
● et des incitations positives pour
les élèves qui diffusent des contenus respectueux et constructifs.
Il serait toutefois
intellectuellement malhonnête de faire de l’État l’unique dépositaire de la
responsabilité dans l’effritement progressif du symbole de l’uniforme scolaire.
Le système éducatif haitien est composé d'institutions publiques et privées qui
disposent d’une autonomie réelle dans l’élaboration et l’application de leurs
règlements internes. Elles ont pour mission d’encadrer les élèves à tous les
niveaux. En ce sens, la transmission effective des valeurs , « de bonnes
valeurs » , relève également de leur responsabilité. Par ailleurs,
la famille demeure la première instance de socialisation. À ce propos, ne
dit-on pas que l'éducation commence au berceau ? L’enfant , en grandissant,
reçoit les premières notions de savoir-vivre. Il apprend à dire bonjour, merci,
s’il vous plaît lorsqu'il s'adresse à quelqu’un, soigne son attitude et
reconnaît ses fautes. Lorsque les parents ne transmettent pas « les bonnes
notions aux enfants » , l'école se retrouve seule face à des
comportements souvent déviants qui peinent à se corriger efficacement. Ainsi, la question de l’uniforme scolaire
révèle moins une défaillance isolée de l’État qu’une fragilisation plus large
du pacte éducatif entre institutions publiques, établissements privés et
cellule familiale.
Ces mesures combinent prévention,
encadrement et responsabilisation. Revaloriser l’uniforme scolaire, c’est
revaloriser le respect, l’exemplarité et, plus largement, la société elle-même.
La mise en œuvre de ces solutions nécessite un engagement collectif, de l’élève
aux institutions, en passant par les familles et les acteurs sociaux. Une fois
de plus, il ne s’agit pas d’adopter une posture « ex cathedra[13] »,
mais de souligner l’indigence de certaines institutions scolaires face à cette
dérive. Quelle outrecuidance[14] de
l’État ! En somme, les valeurs constituent le capital moral qui soutient la
qualité humaine des individus. Refuser la banalisation de l’uniforme, c’est
refuser une société où même les symboles ne signifient plus rien. C’est
uniquement ainsi que l’uniforme peut redevenir un repère porteur de valeurs, et
non un simple accessoire.
Ricard MONTUMA
[1] Ricard Montuma, Kri silans yo, manuscrit inédit, p. 43.
[2]ZOLESIO Emmanuelle,
« Socialisations primaires / secondaires : quels enjeux ? », Socialisations
primaires / secondaires : quels enjeux ?, pp. 15-21, Cairn.info [en
ligne], consulté le 28 décembre 2025.
[3]HAÏTI,
Constitution de la République d’Haïti, adoptée le 29 mars 1987, Journal
officiel Le Moniteur, arts. 32 et 33, consacrant le droit à
l’instruction et la liberté de l’enseignement sous le contrôle de l’État.
[4]ORGANISATION DES NATIONS UNIES, Convention relative aux droits de l’enfant, adoptée
le 20 novembre 1989, arts. 28 et 29, reconnaissant le droit de l’enfant à
l’éducation et en précisant les objectifs fondamentaux.
[5]ORGANISATION DES NATIONS UNIES, Pacte international relatif aux droits économiques,
sociaux et culturels, adopté le 16 décembre 1966, art. 13, établissant
l’obligation des États parties de garantir progressivement l’accès universel à
l’éducation.
[6]ORGANISATION DES NATIONS UNIES, Déclaration universelle des droits de l’homme,
adoptée le 10 décembre 1948, art. 26, affirmant que toute personne a droit à
l’éducation et que celle-ci doit viser le plein épanouissement de la
personnalité humaine.
[7]HAÏTI,
Décret du 17 mai 2005 portant organisation et fonctionnement de
l’administration publique, Journal officiel Le Moniteur, art. 33,
définissant les missions de l’administration centrale de l’État et
l’organisation des ministères compétents en matière éducative.
[8]MONTUMA Ricard,
« L’illusion de l’expertise en Haïti : quand visibilité et popularité
remplacent la compétence », sur Haïti Tchala [en ligne], publié le 9
décembre 2025, consulté le 16 février 2026. URL : https://www.haititchala.com/2025/12/lillusion-de-lexpertise-en-haiti-quand.html
[9] Peter’s Cornet est un endroit charmant, encore récent mais
déjà prisé pour sa convivialité. C’est un lieu idéal pour passer du temps en
famille ou entre amis, profiter d’une atmosphère chaleureuse et se détendre.
L’établissement est dirigé par l’ingénieur Péter PIERRE, qui veille à
offrir une expérience agréable et accueillante à tous les visiteurs
[10] Boyo
Lodge est un projet ambitieux créé par Jean Jolin DODIER. Ce lieu
enchanteur est situé en pleine nature à Camp-Perrin, offrant un véritable
refuge pour se reconnecter avec l’environnement, respirer l’air pur et reposer
l’esprit. C’est un espace où l’on peut savourer des plats typiquement haïtiens,
préparés avec soin et présentés dans de magnifiques assiettes locales. Boyo
Lodge combine authenticité, détente et gastronomie, faisant de chaque visite
une expérience unique au cœur du terroir haïtien
[11] Georges Allen est journaliste et présentateur à la Radio
Télévision Caraïbes (RTVC), où il anime (actuellement) l’émission AGORA.
Conférencier engagé, il promeut une vision d’une jeunesse formée, éduquée et
instruite, invitée à jouer un rôle actif dans la transformation de la société
haïtienne. Il intervient régulièrement dans des conférences sur des thématiques
liées à l’organisation de la cité et à la gouvernance publique en Haïti
[12]« Clôture du programme « Bonjou elèv, Bonjou lekòl » de
l’EDUPOL », Le Nouvelliste [en ligne], publié le 14 novembre 2025,
consulté le 16 février 2026. URL : https://lenouvelliste.com/article/261693/cloture-du-programme-bonjou-elev-bonjou-lekol-de-ledupol
[13] Ex
cathedra (latin, litt. « depuis le siège ») : expression utilisée au sens
figuré pour désigner une affirmation autoritaire ou dogmatique, imposée comme
vérité incontestable. Ici, elle souligne que la mesure n’est pas imposée de
manière unilatérale, mais doit faire l’objet d’un engagement collectif.
[14] Employé ici dans un sens critique, le terme renvoie à une
attitude d’arrogance ou de hardiesse excessive imputée à l’État, consistant à
laisser se dégrader un symbole scolaire structurant tout en conservant une
posture d’autorité normative.
Pou ou jwenn plizyè atik enteresan :
- Ale nan ribrik tchala egzamen ofisyèl yo la : https://www.haititchala.com/p/tchala-ns4.html la : https://www.haititchala.com/p/tchala-9eme.html epi la : https://www.haititchala.com/p/ti-sekre-ueh.html
- Ale nan ribrik sante a la : https://www.haititchala.com/search/label/Sant%C3%A9
- Ale nan ribrik seksyalite a la : https://www.haititchala.com/search/label/Sexualit%C3%A9
- Ale nan ribrik edikasyon an : https://www.haititchala.com/search/label/%C3%89ducation
- Ale nan ribrik istwa a la : https://www.haititchala.com/search/label/histoire%20et%20politique
- Découvrez la réalisation des chefs d'États à travers ce lien: Le Chef d'Etat en plusieurs points
Klike sou lyen sa a, si w vle pibliye sou haititchala.com : InfoPUBLICATION

Commentaires
Publier un commentaire