Malia, l'enfant catholique pervers ( part3)
Dos à
l'évier, les mains derrière le dos, la musique éteinte et les téléphones lancés
sous l'évier, les filles se tenaient toutes côte à côte avec un grand sourire
aux lèvres. Madame Damour rentra en nous regardant d'abord puisqu'on avait les
yeux fixés sur elle, puis en examinant l'évolution des travaux.
Madame
Damour : C'est un bon début que je vois là.
En cœur
on répondit : Oui Madame Damour.
Madame
Damour : Mais qu'est-ce qui sent aussi bon!
Malia
: On s'était dit qu'on aurait faim vue qu'on n'aurait pas droit à une récréation...
Madame
Damour : C'est délicieux! Réussir à faire des œufs brouillés avec une telle dextérité
c'est la preuve que mes cours fonctionnent.
J'avais
envie de lui dire que c'était surtout grâce aux livres de recette de maman que j'avais
assuré mais elle l'aurait forcément mal pris. Alors je me contenta de lui faire
un grand sourire.
En
se retournant face à la porte, elle dit : Mais je ne me rappelle pas l'avoir laissée
dans un tel état.
A
ces mots, les filles se turent et avalèrent leur salive.
Madame
Damour : Je n'ai pas droit à un oui en cœur cette fois-ci?
Un timide
sourire au coin des lèvres, des regards douteux qui s'échangèrent, c'est tout
ce qu'on a pu lui donner comme réponse.
Je
vais devoir me laver les mains dit Madame Damour en prenant la direction de la
douche.
A
cet instant, les cœurs des filles étaient à deux doigts de sortir de leur
poitrine car elles savaient que si Madame voyaient leurs vêtements, leurs cas
seraient impossible à sauver. Madame est du genre à exagérer, elle irait même
jusqu'à croire que les filles faisaient des trucs chelou.
Malia, l'enfant catholique pervers ( part 2)
Madame
Damour : Tiens, où donc est passée la clé de cette porte? Je ne me rappelle pas
l'avoir enlevée. Bon, je vais me laver les mains ailleurs alors. Et surtout,
pas de désordre les filles.
Et on
répondit en cœur : "Oui Madame Damour".
Elle
referma la porte et nos regards étaient déjà figés sur Steph et Jose.
Christie
: Comment vous avez fait pour la clé?
Jose
: C'était le seul moyen d'empêcher que quiconque pénètre dans la douche.
Cath
: Vous avez assuré les filles. On se souviendra de cette journée toute notre
vie.
Steph
: Mon coeur ne supporterait pas un autre stress comme celui-là. Madame n'a même
pas remarqué qu'on n'avait plus nos t-shirts.
Christie
: Elle était trop occupée à savourer nos œufs sans même nous demander la
permission d'y goûter.
Malia
: En tout cas, ça l'a bien distraite. Mais je pense qu'on devrait accélérer un
peu.
Jose
: Malia a raison mais nos vêtements sont toujours mouillés.
Cath
: On pourrait les mettre sur le four...
Sophie
: Quoi? T'as l'intention de les faire cramer?
Cath
: Dans une chaudière je veux dire... Juste assez pour que nos vêtements soient
chauds, on n'aura qu'à les remuer et les remuer encore, puis on les remettra à
la fenêtre de la douche.
Malia
: ok, faisons ça! Christie et moi allons nous en occuper mais la compétition
aura quand même lieu.
Cath
: Dis donc! Y en a une qui a hâte de nous montrer ses déhanchements.
Sam
: Moi c'est ton iPhone qui m'intéresse.
Cath
: Je crains que personne ici ne puisse rivaliser avec mes talents de danseuse.
Et puis, vous ne sortez jamais, alors comment sauriez-vous...
Sophie
: Ne te méprends pas Cath. Tu sais que je peux. Mais j'ai déjà un 12 Pro Max
alors...je compte bien apporter mon aide aux filles.
Cath
: Ce serait de la triche!
Malia, l'enfant catholique pervers ( part 1)
Malia
: Ah oui tu crois!!!
Christie
: On devrait se magner les filles. Il est déjà 11 heures.
On avait
redoublé d'efforts, faisant les choses avec plus de rapidité. Il fallait agir vite
en supposant que Madame repasserait dans 2 heures mais en réalité, il aura
fallu que l'humidité de nos vêtements fassent juste semblant de partir pour
qu'on laisse tomber les travaux.
Rapidement,
le procédé de Cath avait marché et les filles pouvaient enfin se rhabiller et
se mettre à la danse. Steph s'était érigée en spectatrice et responsable de la partie
technique, Sophie donnait des consignes, Christie et Sam avaient finalement décidé
de parier sur moi tandis que Cath avait pris une grande chaise afin de ne rien
rater du spectacle. En définitif, il n'y aurait que deux participantes à savoir
Jose et moi.
Cath
: Allez en piste! D'abord Jose ensuite Maria.
"C'est
Malia" lui précise Sam.
Cath
: Maria, Malia, quelle différence... Lumière, caméra etttt action.
Il y
avait une chaise sur la piste de danse et Cath disait qu'on pourrait en faire
ce qu'on aurait voulu. Jose s'était plutôt bien débrouillée, elle arrivait à
twerker sans aucune difficulté et elle a même fait le grand écart. En partant
de la chaise, elle a posé ses mains au sol puis elle a écarté ses jambes de
part et d'autre en les faisant valser dans le vide. Ce qui époustoufla Cath qui
poussa un grand cri car ça faisait longtemps depuis qu'elle voulait faire ce
mouvement et qu'elle n'y arrivait pas.
Vu
l'enthousiasme des filles, elles pensaient que tout était perdu en ce qui me
concerne. Comment surpasser Jose? J'n'en savais rien. Mais je savais que j'allais
tout donner sur cette piste.
J'avais
fait choix d'une musique plus douce et contrairement aux autres filles, la table
de cuisine était ma piste de danse. Je m'y étais installée en y grimpant
doucement. J'ai alors fait une combinaison des mouvements de Cath et de Jose
sans le grand écart bien sur. Sous mon t-shirt, j'ai enlevé mon soutien-gorge
et je l'ai envoyé valdinguer sur Cath. Ensuite, je me suis mise à genou et j'ai
fait glissé mes deux mains sous mon maillot afin de l'enlever à son tour. A pas
de chats, je me suis allongée sur le dos, nibards en l'air, sous les regards médusés
des filles.
Stupéfaites,
elles restèrent bouche bée. Certaines ont même bavé. Elle ne s'y attendait pas
et moi non plus d'ailleurs.
Cath
: Alors là, il n'y a pas de doute, c'est Maria la gagnante.
Sophie
: Je ne suis pas tout à fait d'accord. Il est vrai qu'elle nous a impressionnées
mais on ne devrait pas oublier le grand écart de Jose.
Sam
: Je n'arrive pas à croire que t'aies pu faire ça. Tu m'épates ma jolie..vraiment,
chapeau!
Cath
: On devrait laisser à Maria la possibilité de choisir puisque c'est elle qui
nous a fait le plus d'effet.
Alors
qu'elles discutaient d'une possible séparation du butin qui est le 12 Pro Max,
il y avait un clignotement rougeâtre au plafond, tout prêt de la porte d'entrée
et assez minuscule pour échapper à notre vigilance. Fièrement dissimulé, quelque
part, quelqu'un, n'importe qui, observait...tous nos faits et gestes.
À
suivre...

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