L'enfant catholique pervers (part 13)
Peur au ventre
Une fois dans la chambre, on lança des regards noirs à Jose, mais celle-ci ne semblait pas être plus étonnée que nous, ou moins dailleurs, elle était juste zen.
Cath : Moi qui croyais que les carottes étaient cuites... 😫😫 J'ai cru qu'on s'était vraiment fait prendre cette fois putain!!! 😠😠
Malia : Jose, mais comment t'as su ce qu'il fallait faire ???
Jose : Moi j'ai rien fait! C'est ma mère! Et à l'avenir... Si vous comptez faire carrière dans ce métier, songez à vérifier vos paquets avant de quitter le lieu de l’échange.
Sam : Il est délicieux ce gâteau. ☺☺
Steph : Sam comment peux-tu être aussi calme après ce qui a failli nous arriver tout à l'heure ??
Sam : Je sais que Jose a toujours un plan B. Vous avez déjà oublié l'épisode de la clé dans la cuisine de Madame Damour…
Cath : Tu n'avais pas l'air si calme Dans La Voiture...
Sam : Non c'est juste que... L'effet de surprise quoi. 😅😅
Sophie : Anhanh 🙄🙄🙄🙄🙄🙄
Malia : Je revois encore mon père en train d'ouvrir les sacs...
Christie : Et j'imaginais déjà la suite... Il nous aurait foutu à la porte, le chauffeur lui aurait conduit sur nos pas et la mère de Jose serait furax contre sa fille et contre nous...
Sam : Vous voulez un peu de gâteau les meufs...🍰🍰 … Euh non, personne? Ok je continue de me régaler...
Au moment où mon père a voulu ouvrir nos fameux sacs noirs pour regarder à l'intérieur, on pensait que notre vie était fichue et qu'on allait devoir tout lui raconter. J'avais la gorge sèche et je me voyais perdre toute crédibilité à ses yeux ainsi que mes amies. La honte et la déception qu'il aurait ressenti m'avait déjà transpercée le coeur. Heureusement, Madame Dallila s'était déjà occupée de notre couverture. Sachant que généralement les filles adorent le shopping, elle a fait remplir les sacs de vêtements avec lesquels elle a enveloppé les paquets de drogue. Au moment où mon père avait ouvert le sac, j'avais les yeux fermés et je m'étais réfugié derrière mes amies afin d'amortir un peu le choc, jusqu'à ce que je l'aie entendu sourire.
Karl : Vous êtes sérieuses les filles !!! Vous aviez vraiment besoin de tout ça !
Voyant quon avait du mal à répondre, il continua : « J'ai vraiment cru qu'il y avait quelque chose de louche là-dedans vu la tête que vous aviez faite quand j'ai pris les sacs. »
A notre grand étonnement, on s'empressa de regarder à l'intérieur des sacs. C'est alors que j'ai eu une forte sensation de bien-être car je sentais le sol se raffermir sous mes pieds. Et surtout, je me disais que je n'allais pas perdre mon père.
Avec un sourire faussement exprimé, Cath était la première à lui répondre : « Eh bien, on a voulu attiser votre curiosité Monsieur De Lagredelle... Pas vrai les filles! »
Christie : Oui bien sûr! C'est pour cela qu'on a préféré vous attendre dans la voiture.
Karl : Vous m'avez bien eu mes enfants. En ce qui me concerne vous avez de quoi vous mettre pour les trois prochains mois.
Encore tremblante, j'ai fait un bisou à mon père puis les filles et moi, nous nous sommes vite éclipsées. Sans oublier que Sam a eu lénorme gentillesse de porter le gâteau jusquà ma chambre.
Une fois là-haut, on s'était abreuvé afin de reprendre nos souffles.
Christie : Je sais qu'on est encore sous le choc mais il fera bientôt 3 heures et certaines devront peut-être rentrer chez elles.
Sam : Moi ce gâteau occupe toute mon attention !
Jose : File-moi un morceau face de chérubin.
Malia : A moi aussi!
Sam : Je croyais que vous n'en vouliez pas...
Malia : 😂😂 Vu que je n'ai pas envie de revivre l'épisode de la cuisine dans ma chambre… je vais prendre ce gâteau et donner une part à chacune d'entre vous sauf à Sam.
Sam : C'est poh juste!
Cath : C'est on ne peut plus juste. T'en as mangé à t'en faire péter la sous-ventrière😏😏.
Jose : Tes expressions m'ont l'air désuet...🤔 T'aurais pu dire qu'elle s'est fait péter la panse... Ou j’sais pas moi…
Sophie : C'est sa mère... Elle est de la vieille école.
Christie : Si je devais m'exprimer uniquement comme mes parents le voulaient... Je n'aurais pas d'amis!
Cath : Dire panse c'est vulgaire... Ok
Jose : Mais dire sous machin truc, ça l'fait pas... 😂😂
Cath : Bon ça va, lâchez-moi !🙄
Sophie : En ce qui me concerne, je pratique les deux. Avec mes parents, je joue la gentille fille et avec mes amies j’suis le diable en personne...
Jose : Moi j'ai pas à faire semblant.😎😎
Christie : T'as de la veine.😑😑
Jose : On ne doit pas oublier que Madame sait dire bite, cul, f*ck...
Cath : Non mais ça c'est autre chose!!!
Christie : Du tout pas! Hum hum! 🌝🌝🌝
Cath : On s'en fout... Maintenant qu'on en parle, depuis cette histoire de fête et de vidéo je me suis pas touchée.
Sam : Mais c'était y a 48 heures... 😳😳
Cath : Environ 60!🙄
Sam : Parce que tu te touches régulièrement toi...
Jose : Every f*cking day you mean 😂😂
Sam : Et ça ne te dérangerait pas de le faire maintenant, en notre présence...
Jose : 😂😂😂 Et...Roulement de tambour pour une réponse osée à une question stupide...
Christie : 😂😂😂
Les filles n'arrêtaient pas de se chamailler et Cath, Sam et Jose étaient au coeur de la discussion. Elles faisaient tout ça pour me faire rire afin de me vider la tête. Je savais que j'en avais besoin mais j'arrivais à peine à rire de leurs blagues.
Quelques minutes plus tard, on a commencé à défaire les paquets afin de les préparer pour la vente. Sophie et Sam guettaient l'arrivée de mon père alors que nous autres, on rangeait un kilo par sachet. Puisqu'on devait fixer un prix à la marchandise, on avait convenu qu'il se situerait entre 70 à 100 dollars, dépendamment du rang social de la personne.
Après avoir réparti la marchandise, à savoir entre Jose, Sophie et moi, les filles sont rentrées chez elles afin de se préparer pour la messe du lendemain.
Une fois seule, toute cette histoire occupait pleinement mon esprit. Je revivais la journée du jeudi des dizaines de milliers de fois et aucune d'elles n'avait de fin heureuse ; soit on n'avait pas réussi à récolter l'argent, soit on se faisait chopper en vendant la came.
La journée étant fatiguante, le sommeil s'était emparé de moi avec une facilité telle, que je ne m'en étais même pas rendu compte. Mais le réveil était aussi rapide et brusque que le sommeil.
Ce matin-là, mon père avait décidé de m'emmener à la messe, mais il n'allait pas pouvoir rester pour la cérémonie. Il m'avait promis qu'il reviendrait me chercher à midi après celle-ci. Le cas échéant, il promit d'envoyer son chauffeur. Tout au long du parcours, il n'arrêtait pas de me demander si tout allait bien, alors j'ai compris qu'il me fallait beaucoup plus d'efforts pour cacher ma peine à mon père.
Une fois à l'église, les filles m'avaient réservé une place et on était assise côte à côte malgré l'interdiction de mélanger les classes.
Quand le prêtre eut à prendre la parole, il fit la lecture du verset 20 au chapitre 23 du livre d'Ezechiel : Elle s'est enflammée pour des impudiques, Dont la chair était comme celle des ânes, Et l'approche comme celle des chevaux.
A force qu'il parlait du livre de la Bible, on avait l'impression qu'il s'adressait à nous et les soupçons ne tardaient pas de naître au milieu de nous. Serait-il notre homme, le trouduc que nous allons rechercher au sein de l'école durant les trois prochains jours ou était-ce juste, un pur hasard, qu'il parle de pudeur au moment même où l'on était en pleine galère.
A la sortie de l'église, on s'était réunie afin de savoir si l'on devait passer à l'attaque tout de suite. Pour linstant, mon père avait un peu de retard, le chauffeur de Cath pouvait attendre un peu, Christie et Sam étaient supposées rentrer avec moi pour le dîner, Sophie se joindrait à Cath alors que Jose et Steph rentreraient toutes seules.
Sam : C'est quoi le plan?
Sophie : Les filles j’suis persuadée que c'est le prêtre Philippe.
Cath : On n'a pas de plan pour aujourd'hui.
Jose : Alors on improvise! Je ne partirai pas d'ici sans être sure que c'est lui ou non.
Malia : C'est mon combat! Alors je fonce!
Sam : Malia si ton père vient...
Malia : Si mon père se pointe et que je ne suis pas de retour, tu inventes un problème ok.
Jose : Je viens avec toi!
Cath : Moi aussi!
Christie : On ne peut pas toute y aller ! Il faut que quelqu'un reste pour surveiller nos parents et si on est trop nombreuse à lintérieur de léglise, ça éveillera des soupçons.
Malia : Sam fera le guet.
Sam : Eh bien on décide à ma place , est-ce que j'ai pas mon mot à dire, hein, rien ok ! Je vais faire le guet alors.
Steph : Je reste avec elle.
Christie : Ok alors, Sophie et moi, allons occuper le prêtre afin qu'il ne monte pas dans mon bureau. Entre temps, l'une de vous trois devra simuler un malaise afin d'avoir l'autorisation d'aller à l'infirmerie. Son bureau ne devrait pas être très loin ; vous n'aurez que 3 minutes maximum.
Alors que Christie prononçait ces paroles, Cath tomba raide par terre. L'étonnement qu'on lit sur notre visage était des plus sincères. Et l'on se demandait si elle s'était vraiment évanouie ou si c'était juste pour jouer le rôle de Christie.
Mais on règlera ca plus tard. On avait besoin dun alibi et Cath venait de nous en livrer un en béton. Les soeurs ont accouru jusqu'à nous mais Jose et moi avions déjà pris Cath par les poignets et les chevilles. Alors, elles se sont contentées de nous indiquer le chemin de l'infirmerie et au moment même, les autres filles s'étaient mises à leurs postes respectifs.
Une fois à l'intérieur, les soeurs avaient fait le nécessaire pour la réveiller et elles nous avaient demandé de rester auprès d'elle pour la surveiller. Quand elles étaient parties, Cath s'était mise à rire de la tête qu'on avait faite au moment où elle s'était effondrée.
Sachant que les soeurs n'allaient pas tarder à revenir, il fallait que l'on saisisse cette occasion pour aller fouiner dans le bureau du prêtre Philippe.
Jusque-là, tout se passait bien de notre côté, mais à l'extérieur, Sam et Steph avaient du mal à assurer quand mon père est arrivé.
Karl : Bonsoir mes enfants, vous avez vu Malia?
Sam : Euh oui.... Elle était là tout à l'heure puis... Euh... Vous savez... Comment sont les jeunes filles...
Karl : Comment sont les jeunes filles??? Malia est une enfant....!
Steph : Elle est allée faire pipi Monsieur!
Karl : Malia sait que je dois rapidement la ramener à la maison pour ensuite repartir au boulot.
10 minutes plus tard, mon père perdit patience et décida d'aller me chercher dans les toilettes. Sauf que, je n'y étais pas et ça l'avait vraiment mis en rogne.
De son coté, Christie suivait l'évolution de la situation, tout en alimentant le débat avec le prêtre. Mais voyant que mon père se rendait vers la soeur responsable des lieux, elle dut s'éclipser en laissant à Sophie le soin de mener la convo. Malheureusement, celle-ci ne s'y connaissait pas autant que Christie et le prêtre lui a filé entre les doigts alors que nous, on venait tout juste de pénétrer dans son bureau.
Mon père en rogne, le prêtre Philippe se dirigeant vers nous, on était vraiment très mal barré.
À suivre...

0 Commentaires