Grégory SAINT HILAIRE, un cadavre de trop !
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Où est-ce que nous vivons, dans une jungle ou dans un pays où les droits des citoyennes et des citoyens sont respectés ?
Plein d'avenir et d'espoir, au printemps de sa vie, Grégory SAINT HILAIRE, à l'enceinte même de l'École Normale Supérieure (ENS), un espace qui devrait être inviolable, a été abattu par l'USGPN au vu et au su des étudiants. De par cette exécution sommaire qui n'a même pas tenu compte de ce haut lieu du savoir, un temple réputé pour avoir formé des générations d'hommes et de femmes bien préparés; un endroit où l'on cite à longueur de journée les noms de plusieurs grands hommes immortels de l'histoire qui avaient marqué leur passage par la grandeur de leurs oeuvres. C'est ce lieu-là dont la mission est de former des cadres pour relever l'image de notre système éducatif en lambeaux que L'USGPN a profané et souillé impunément, le vendredi 02 octobre 2020.
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Qui l'aurait cru? Qui l'aurait dit? En un clin d'oeil, Grégory n'est plus! Était-il malade? Était-il victime de l'insécurité généralisée? L'USGPN avait-elle pour cible un voleur et que par mégarde le jeune finissant était atteint? À toutes ces questions, nous répondrons par la négative. Quel est donc le vrai mobile de son assassinat? Qu'il plaise à son exécuteur connu et identifié accomplissant des sales besognes à lui confiées de faire son mea culpa en disant tout de go:"C'est ma faute, c'est ma très grande faute" au cas où il serait arrêté, jugé, condamné et conduit au Pénitencier National pour purger sa peine.
Quelques jours après l'exécution du Bâtonnier Monferrier DORVAL, chez lui à Pèlerin 5, le vendredi 28 août 2020, dans le même jour comme s'il s'agissait d'un rendez-vous, dans l'enceinte même de l'École Normale Supérieure, un autre espace inviolable, l'étudiant finissant en Sciences Sociales a été lâchement assassiné par un agent de L'USGPN, à quelques mètres du Palais National. Quel singulier petit pays! Quand est-ce que le peuple va finir par ne plus compter des cadavres seulement dans son camp! Est-ce que c'est l'oeuvre de la fatalité qui ne rend visite qu'au peuple démuni?
Haïtiennes et Haïtiens d'origine conséquents, qu'est-ce que vous attendez pour vous indigner et gagner les rues en employant des moyens forts pour mettre fin, sinon éliminer cette hache de guerre impitoyable qui tue impunément des gens compétents et honnêtes du pays?
Jacques MÉRÉUS, avocat et ancien diplômé de L'ENS, Section: Lettres Modernes.

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