La police veut la mort des étudiants de l’UEH: Du 2 au 9 octobre, bilan d’une semaine noire!!!
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En Haiti, le mouvement social et le mouvement étudiant sont historiquement marqués par une répression féroce de la part des forces de police. L’objectif de la police est clair. Des étudiants sont menacés, poursuivis, battus, se font tirés dessus et se font lâchement assassiner. Ces violations systématiques des Droits Humains par les forces de l’ordre sont le lot quotidien des étudiants de l'UEH qui se mobilisent pour leurs droits. Retour sur les jours entre le 2 et le 9 octobre 2020. où les étudiants de l’UEH ont subit l’une de leurs pires semaines de répression.
Vendredi 2 octobre.
Grégory Saint-Hilaire est tué d’une balle au dos d’un fusil colt M4. Il s’agit d’une arme de guerre utilisée par des forces spéciales des Forces armées en guerre. Cet assassinat a été perpétré, selon les témoins sur place, par des agents de l’Unité de Sécurité Générale du Palais National (USGPN) à l'interieur même des locaux de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) . Cet assassinat intervient un mois après l'assassinat de Mical Samul, mémorand à la Faculté d’agronomie et de médecine vétérinaire (FAMV), d'une balle à la tête, par un agent de la Brigade d’intervention motorisée (BIM) de la police nationale.
Samedi 3 octobre
Les périmètres de l’ENS et de la Faculté de Droit et des Sciences Economiques (FDSE), deux entités de l’UEH que fréquentait Gregory Saint-Hilaire, ont été le théâtre d’affrontements entre policiers et étudiants. Comme s’ils avaient soifs d’autres morts, des agents se sont érigés en véritable bourreaux. Beaucoup d’entre-eux ont été photographié se filmant fièrement bombardant des étudiants assiégés de gaz lacrymogènes. Ces agents ont aussi menacé la vie des étudiants soit en pointant directement leurs armes de gros calibres directement sur eux ou à l’intérieur même de l’enceinte de la faculté(FDSE).Dimanche 4 octobre
Des policiers de l’Unité départementale de maintien d’ordre (UDMO) ont tout tenté pour contraindre les étudiants à renoncer à leurs contestations. La mobilisation des étudiants s’est dégénérée au moment où des policiers se mirent à utiliser du gaz lacrymogène et rendant le champ de mars méconnassable sous d'épais nuages de gaz. Les patients hospitalisés à l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti ont peiné à respirer en raison du nuage du gaz lacrymogène qui s’étendait jusqu’à l’Hôpital. L’UDMO à même tenté de franchir la barrière de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) qui aurait été envahi sans la résistance des étudiants.
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Lundi 5 octobre
Les différents soulèvements ont été sauvagement réprimés afin de les casser dans l’œuf. Bilan de la journée : plus d’une dizaine d’étudiants bléssés par des bombes lacrymogènes tirées directement sur eux.
Mardi 6 octobre
Pour contrer les mouvements de contestations des étudiants, les locaux de la Faculté d’Ethnologie ont été victime de divers assauts des policiers lançant leurs bombes lacrymogène à foison. Le secteur compris entre le Champs de Mars et l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) a été pratiquement fermé. Des médecins ont fait savoir que les soins de santé fournis par l’hôpital ont été paralysées. Plusieurs malades ont vu leurs états s’aggraver suite aux nombreux effets nocifs des gaz lacrymogènes.
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| Des étudiants de la FLA fuyant des coups de feu. |
Mercredi 7 octobre
Alors que les protestations gagnaient de plus en plus d’entités de l’UEH, c’est aux locaux de la Faculté de Linguistique Appliquée (FLA) qui organisait un Sit-in en guise de protestation de la morts de leurs frères étudiants que furent d’abord observé la montée en puissance des violences policières. Un étudiant et deux étudiantes se sont vus menacés à bout portant par deux agents de la du Corps d'intervention et de maintien de l'ordre (CIMO).
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| Sit-in FLA |
Au même moment, le pire arriva à l’entrée de la Rue Dufort. Alors qu’une dizaine d’étudiants de la FLA étaient rassemblés, un ‘’back-up’’ de la PNH ralenti au niveau du carrefour et fit feu sur le petit groupe sous les yeux mêmes des agents de l’UDMO. Une étudiante de la dîte faculté se prit une balle au pied. Elle a pu prendre soin à l’HUEH.
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Vendredi 9 octobre
Des centaines d’étudiants des 11 entités de l’UEH s’étaient rassemblés au niveau de la FMP et de la FDSE pour entamer une marche pacifique vers le ministère de la Justice. Les unités de la Police ont attendu que la marche soit bloquée par un embouteillage pour encercler les étudiants et lancer une pluie de bombes lacrymogène et des tirs à balles réelles. Dans la panique, les automobilistes ont vu leurs véhicules endommagés et leurs pare-brises cassés. Bilan : des étudiants blessés dans la fuite et un étudiant blessé par balle.
Un autre rassemblement d’étudiants a réussi à progresser jusqu’à l’avenue Jean Paul II. Des agents ont dispersé la foule en recourant au gaz lacrymogène. Un autre étudiant est blessé par balle dans l’opération.
Des locaux de plusieurs entités ont été surveillés toutes la journée. Devant les locaux de la FLA plus d’une vingtaine de patrouille policière de plusieurs Unités ont été observé, pointant parfois leurs armes et lançant leurs regards menaçants. Les policiers déterminés à mater le mouvement étudiants ont, au cours de la journée, assiégés les locaux de la FLA y lançant des gaz lacrymogène. Dans leurs furie, des bombes ont atteri dans des maisons résidentielles où habitent des enfants! Il n’ont arrêté leur assaut qu’en recevant les cris de détresse des habitants de la zone au bord de l’asphyxie. Rappelons qu’en face de la FLA se trouve une garderie et une école préscolaire. D’autres entités comme la FE, la FDSE, ou l'IERAH subirent aussi le même traitement.
La répression policière a été brutale, avec de nombreux cas de violations de Droits Humains et de l’autonomie universitaire, des dizaines de blessé-e-s , allant parfois jusqu’à des tirs à balles réelles et des attentats contre l’enceinte des facultés. Malgré cette vague de répression, les étudiants persistent et signent! Ils n’abandonneront pas et réclament une conscience générale des étudiants de l’ensemble du territoire national. Etidyan pa Zwazo, zam pa fistibal, lapolis pa chasè, sispann keyi nou!





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